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Ce blog sert de journal à notre collectif citoyen créé à Argentan (Orne) par des cheminots et des usagers pour la défense du service public ferroviaire dans le sud Normandie. Il rend compte des déclarations, des actions de ce collectif auprès de la population et des élus. Il présente aussi des réflexions pour la défense du service public.

17 octobre 2022 : en Normandie, la majorité régionale et ses alliés avalisent l'ouverture à la concurrence. Continuons la lutte contre le démantèlement ferroviaire

17 octobre 2022 : en Normandie, la majorité régionale et ses alliés avalisent l'ouverture à la concurrence. Continuons la lutte contre le démantèlement ferroviaire
17 octobre 2022 : en Normandie, la majorité régionale et ses alliés avalisent l'ouverture à la concurrence. Continuons la lutte contre le démantèlement ferroviaire
17 octobre 2022 : en Normandie, la majorité régionale et ses alliés avalisent l'ouverture à la concurrence. Continuons la lutte contre le démantèlement ferroviaire
17 octobre 2022 : en Normandie, la majorité régionale et ses alliés avalisent l'ouverture à la concurrence. Continuons la lutte contre le démantèlement ferroviaire

Ce 17 octobre 2022, au conseil Régional de Normandie, les droites ont acté la délibération décidée par Hervé Morin d'ouverture à la concurrence des lignes ferroviaires normandes.

Diffusion de l'Assemblée plénière (vidéo callée)

https://youtu.be/xJyA7pZoNvk?t=8365

Résultats des votesRésultats des votes

Résultats des votes

CALENDRIER DES APPELS D'OFFRES

Etoile de Caen Appel d'offre 2022 / Mise en service 2027
Etoile de Rouen Appel d'offre fin 2024
Paris Montparnasse-Granville Appel d'offre mi 2025
PSL/Normandie Appel d'offre fin 2025/ Démarrage fin 2029

Pour la ligne Caen-Le Mans le lot est partagé avec les Pays-de-la-Loire

Laurent Beauvais (Socialistes Région Normandie) expliquant le vote contre la délibération

Laurent Beauvais (Socialistes Région Normandie) expliquant le vote contre la délibération

Marianne Rozet (Normandie Ecologie) expliquant le vote contre la délibération

Marianne Rozet (Normandie Ecologie) expliquant le vote contre la délibération

Ce matin, le Collectif de Défense Axes Sud Normandie, SOS GARES, le Comité de Vigilance Ferroviaire Normandie, associations de défense du service public ferroviaire en Normandie se sont opposés ce matin à cette décision inique et injustifiée au côté des 5 organisations syndicales de cheminots normandes ( CGT-CFDT-F0-SUD-UNSA) et ont dénoncé les conséquences néfastes de la mise en concurrence: billets plus chers et moins de trains, diminution des effectifs cheminots, en soulignant que les pays européens qui s' étaient lancés dans cette voie font maintenant machine arrière.

L'Etoile ferroviaire de Caen est "un des meilleurs TER de France, dans le top 3 en matière de ponctualité et de qualité du service client." selon Jonathan Jarrige, secrétaire général CFDT cheminots Normandie

La décision impacte donc le cœur du réseau normand, particulièrement important pour tout le sud Normandie, pour tous les usagers.

Le 17 octobre, à l’appel des organisations syndicales CGT-UNSA-SUD-CFDT-FO, les cheminots de Normandie se sont rassemblée à 8h devant le Conseil Régional à Rouen pour demander aux élus régionaux qui siégeront le même jour en séance plénière de ne pas voter la délibération qui sera proposée par Hervé Morin pour mettre en concurrence les lignes SNCF de l'étoile ferroviaire de Caen.
D'ores et déjà nous avons contacté certains élus du Conseil Régional, des députés et des sénateurs.
17 octobre 2022 : en Normandie, la majorité régionale et ses alliés avalisent l'ouverture à la concurrence. Continuons la lutte contre le démantèlement ferroviaire

L'AVIS DU CESER DE NORMANDIE DU 13 OCTOBRE 2022

Cette délibération voulue par les droites s'est faite contre l'avis du CESER de Normandie du 13 octobre 2022 que vous pouvez lire ci-dessous.

17 octobre 2022 : en Normandie, la majorité régionale et ses alliés avalisent l'ouverture à la concurrence. Continuons la lutte contre le démantèlement ferroviaire
17 octobre 2022 : en Normandie, la majorité régionale et ses alliés avalisent l'ouverture à la concurrence. Continuons la lutte contre le démantèlement ferroviaire 17 octobre 2022 : en Normandie, la majorité régionale et ses alliés avalisent l'ouverture à la concurrence. Continuons la lutte contre le démantèlement ferroviaire

Session plénière du CESER NORMANDIE du jeudi 13 octobre 2022
Déclaration au nom du groupe CGT du CESER Normandie

17 octobre 2022 : en Normandie, la majorité régionale et ses alliés avalisent l'ouverture à la concurrence. Continuons la lutte contre le démantèlement ferroviaire 17 octobre 2022 : en Normandie, la majorité régionale et ses alliés avalisent l'ouverture à la concurrence. Continuons la lutte contre le démantèlement ferroviaire
Notre Collectif, adhérent de la Convergence Nationale Rail, qui s'est créé en février 2018 à partir d'une rencontre entre usagers et cheminots en décembre 2017, s'est dès le départ prononcé contre cette ouverture à la concurrence, privatisation masquée du service public. Ses combats pour l'amélioration des circulations, pour le maintien du réseau dans son entièreté avec des correspondances fiables et une tarification qui permettent l'accès de tous au train, sont le socle pour défendre le retour à un transport de service public aujourd'hui de plus en plus mis à mal depuis les différentes contre-réformes et notamment celle de 2018. Nous revendiquons le retour à une entreprise publique intégrée (fret et voyageurs), revendication que nous portons sur des propositions d'amélioration pour les voyageurs mais aussi sur un projet de fret dans le sud Normandie.
 
Car les "déficiences" du service public sont la résultante du désengagement de l'Etat qui non seulement a contraint l'opérateur historique à se financer lui-même en trouvant des fonds propres, cette recherche se soldant par la pression sur les effectifs cheminots, la casse du statut cheminot. Les gestionnaires de l'Etat ont ainsi œuvré au démantèlement des activités en les dissociant les unes des autres (Fret/TER/TGV et aussi gestion ligne par ligne du réseau), qui a favorisé l'externalisation des activités, ce qui revient évidemment beaucoup plus cher. Cercle infernal finalement, cul de sac social et financier. Il compte bien continuer puisque dans une intervention en date du 14.10.2022, le nouveau ministre délégué des transports a déclaré vouloir accéléré et amplifié la concurrence.
Pourtant, l'exemple anglais devrait amener à réfléchir : sous la pression de la population du fait de la défaillance des opérateurs privés, le gouvernement se trouve contraint de renationaliser aux frais du contribuable des services qu’il avait privatisés dans les années 1990.
 
Dans le même temps qu'il cassait l'entreprise, le gouvernement s'est défaussé sur les Régions et les laisse libres, au nom de la décentralisation, d'organiser cette concurrence en fonction de l'idéologie défendue par leur majorité régionale. Ainsi, les deux appels d’offres de la Région Sud (ex-PACA) ont montré la part belle laissée au privé avec la multinationale Transdev et au dumping social avec une filiale de la SNCF créée pour la circonstance. Sur Nice-Marseille, c’est cadeau sur cadeau au nouvel opérateur : un contrat garanti de 50 M€ pour 10 ans, un atelier et du matériel neuf pour 270 M€, une première subvention de 10 M€ sans qu’aucun train n’ait circulé, un prix du km-train à hauteur de 20€, supérieur de 25% à celui payé aujourd’hui à la SNCF…
 
Comme la Région Paca pour Nice Marseille, Hervé Morin choisit l'étoile de Caen (14,4% du réseau ferroviaire normand exprimé en t-km) qui est l'ensemble ferroviaire le plus rentable de Normandie et le plus facile à exploiter, de l'aveu même d'Hervé Morin, qui annonce dans le même temps que si cette opération réussit, il ira plus loin. Toutes les lignes normandes seraient ainsi privatisées d'ici 2030. Sans mobilisation des usagers aux côtés des cheminots, la casse se poursuivra.
A titre d'exemple, le premier appel d’ offre lancé en PACA est un véritable dépeçage du bien public avec des conséquences néfastes sur les usagers (augmentation des tarifs, baisse des services ) et pour les cheminots ( dumping social, suppressions d’ emplois). Du point de vue des usagers, cela s'est déjà soldé par la suppression de certaines cartes de réduction. Les associations d'usagers en PACA sont mobilisées aussi bien sur les questions tarifaires que sur la casse des correspondances dans leur région. Comme le sont d'autres associations, avec les cheminots et les Comités de Vigilance Ferroviaire, dans d'autres régions.
 
En Normandie, les augmentations de tarif que nous connaissons d'ores et déjà sont un moyen de préparer la mise aux enchères des lignes en rendant leur exploitation alléchante. D'autant que la fréquentation est en augmentation constante. Rien que pour la ligne Paris Granville, le taux a retrouvé le niveau de 2019, avant pandémie. Le déficit a été ramené à 15 millions, contre 25 il y a quelques années (chiffres donnés lors de la dernière conférence d'axe sud Normandie le 10 octobre 2022)
 
La Région Normandie s'est préparée à suivre la voie de la mise en concurrence par ses annonces dès septembre 2018, en supprimant des postes de contrôleurs sur certaines lignes et les agents en gares et aux guichets, voire en fermant des gares, avec la complicité de la SNCF devenue Société Anonyme en janvier 2020. En remplaçant également des circulations de trains par les cars comme sur la ligne Caen Rennes et Caen Alençon Le Mans Tours ou en supprimant carrément des circulations de trains comme sur Paris Caen Cherbourg (18 ont été supprimées et aux dernières nouvelles il n'est pour l'instant pas question de les remettre. Voir le compte-rendu de la conférence d'axe Normandie-centre)
 
Or l'ouverture à la concurrence n'est pas une obligation contrairement à ce que prétend la Région
En effet, l’article 5 paragraphe 4 du règlement européen OSP est clair : l’ouverture du marché du transport ferroviaire prévoit que « les autorités compétentes peuvent décider d’attribuer directement des contrats de service public de transport par chemin de fer », en l’occurrence ici à la SNCF, entreprise publique.

Il est possible de faire reculer ces projets néfastes comme l'ont fait l'année dernière les cheminots, les citoyens et les élus qui ont contraint le gouvernement à rouvrir le train des primeurs Perpignan-Rungis, ce qui représente 50000 camions par an en moins sur les routes, comme nous l'avons fait sur Caen Alençon Le Mans Tours en récupérant 11 des trains supprimés par Hervé Morin en 2019, là encore avec les usagers, les cheminots et les élus.

La bataille n'est donc pas terminée pour un véritable service public permettant de développer et de moderniser le réseau dans son ensemble, de maintien des petites lignes indispensables au report modal dans la situation d'urgence climatique que nous connaissons tout en assurant l'accès au train à tous, le mode de transport le moins polluant, par des circulations fiables et cadencées en nombre suffisant sur tout le territoire ainsi que le retour à une tarification sociale, kilométrique dégressive avec péréquation.
 
La bataille continue !
 
 

La SNCF, certainement après consultation de la Région qui s'est en début d'année désolidarisé de la tarification SNCF ce qui nous vaut la joie d'être obligés de prendre plusieurs billets pour un trajet complexe et de nous perdre dans les méandres numériques en cas de demande d'échange et/ou de remboursement, a décidé de modifier les horaires du seul TGV normand, Le Havre Marseille lequel permettait aux Normands d'être à Marseille en début d'après-midi et à Lyon bien avant, Valence, Avignon.. cela sans passer par Paris (donc pour un tarif moins onéreux). Cela fait également des années que nous nous battons pour la correspondance à Versailles Chantiers avec le Paris-Granville. Évidemment celle-ci est totalement remise en cause. Il faut savoir qu'il y a deux ans, Morin nous avait dit qu'il ne voulait pas que le train s'arrête à Versailles : il l'a donc fait disparaître. Mais cette bataille, nous continuons à la mener dans les comités de territoire et les conférences d'axes ou chaque fois que nous avons une rencontre avec la Région.

Signez la pétition pour le maintien du TGV Le Havre Marseille

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