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Ce blog sert de journal à notre collectif citoyen créé à Argentan (Orne) par des cheminots et des usagers pour la défense du service public ferroviaire dans le sud Normandie. Il rend compte des déclarations, des actions de ce collectif auprès de la population et des élus. Il présente aussi des réflexions pour la défense du service public.

Débat. Le fret ferroviaire au service du trafic voyageurs. Prises de parole des intervenants. Vidéos

Débat. Le fret ferroviaire au service du trafic voyageurs. Prises de parole des intervenants. Vidéos
Débat. Le fret ferroviaire au service du trafic voyageurs. Prises de parole des intervenants. Vidéos
Débat. Le fret ferroviaire au service du trafic voyageurs. Prises de parole des intervenants. Vidéos
Débat. Le fret ferroviaire au service du trafic voyageurs. Prises de parole des intervenants. Vidéos

Introduction au débat par Philippe Denolle, président du Collectif citoyen de défense des axes sud Normandie

Le Grenelle de l’environnement en 2007 avait affiché comme objectif de développer des transports plus propres afin que le rail représente 25% du transport de marchandises en 2022.
Résultat : la part modale du fer aujourd’hui est à moins de 10%, tous opérateurs confondus, avec dans la même période une augmentation de 4,5 millions de poids lourds.
La COP 21 en 2015 affichait de réduire les gaz à effet de serre de 1,5% par an. Constat accablant : à la COP 25 en 2019, ils ont augmenté de 1,5% par an.
La Cop 27 faisait le constat que malgré les engagements énoncés par les Etats, les émissions mondiales de CO2 étaient reparties à la hausse en 2021, après la parenthèse Covid.
Selon l’Organisation météorologique mondiale, dans 2 ans, en 2025, le seuil de + 1,5+C visant à limiter le réchauffement climatique risquait d'être dépassé au niveau mondial. Il est plus qu’urgent de prendre des mesures fortes pour réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre. 2025 c’est demain et nous ne voyons toujours pas poindre la moindre solution pour inverser la tendance.
Le GIEC rappelle les objectifs de réduction suivants pour limiter le réchauffement à 1,5°C et 2°C : dans le secteur des transports, les émissions de GES doivent baisser de 59% et 29% d’ici 2050 pour atteindre ces objectifs de 1,5°C et 2°C (celles-ci augmentent actuellement de 2% par an).
Le GIEC rappelle que ces objectifs sont inatteignables sans une réduction massive, rapide et immédiate des émissions de GES de tous les secteurs.
Les émissions liées à la circulation routière incombent à hauteur de 54% aux véhicules particuliers, 24 % aux poids lourds et 20% aux véhicules utilitaires légers (soit au total 44% pour le transport de marchandises). Pour le transport routier, les émissions proviennent des véhicules français mais également des poids lourds étrangers réalisant du transit international. La route assurent plus de 85% des marchandises transportées.
En effet, une distorsion de concurrence persiste avec le mode routier qui fait supporter ses coûts à la collectivité (infrastructures, accidents, pollution, etc.) et qui conduit les marchés à choisir le moins-disant social et environnemental.
Aujourd’hui, il faut regarder l’état du fret SNCF qui n’a cessé de se rabougrir depuis l’ouverture à la concurrence qui, loin de profiter aux autres opérateurs privés, a surtout profité à la route.
De 2002 à 2018, les volumes transportés par le train sont passés de 50 milliards de tonnes.km (GTK) à seulement 33 GTK. Pour chaque tonne abandonnée ou perdue par la SNCF, la moitié est allée directement à la route. Paradoxalement, c’est le groupe GEODIS, filiale à 100 % de la SNCF, laquelle n’a de cesse de racheter des entreprises routières chaque année, qui profite de cette aubaine. Aujourd’hui la part de GEODIS et Kéolis représente plus de 52% du chiffre d’affaires du Groupe SNCF.
La part modale du transport ferroviaire sur l’ensemble des marchandises transportées en France est passée de 14,6 % en 2002 à 10,7 % en 2021, Fret SNCF ayant perdu plus de 10 000 emplois sur la même période !
Entre 1989 et 1993, la SNCF a fermé 2800 gares au service fret et fermé 20 triages sur 23.
Les objectifs fixés par plusieurs lois envisagent le doublement du FRET ferroviaire à l’horizon 2030, la neutralité carbone en 2050 et l’augmentation du transport de voyageurs par train (+ 17% en 2030 ; + 42% en 2050). En dehors des effets d’annonce quelles sont les mesures concrètes prises pour atteindre ces objectifs et notamment sur la Région Normandie ???

Quant aux 100 milliards pour le réseau, leur utilisation pourrait renforcer les infrastructures, là où les trafics sont importants au détriment des dessertes fines pourtant indispensables au désenclavement des territoires.
Aujourd’hui tout le monde connait l’autoroute des estuaires qui voit transiter des milliers de camions par jour, du Nord au Sud-Ouest et contribue fortement à la dégradation du climat et du réseau routier, sans avoir à supporte l’écotaxe (0,27€ par km) qui pourtant est imposée par la commission européenne. Sur de tels trajets, n’y aurait-il pas une autre alternative ? De plus, notre région comme celles qui nous entourent ont des potentiels importants de volumes transportables. Elles sont en contact avec les ports de la Manche et de la façade atlantique.
Aujourd’hui ce sont des dizaines de millions de tonnes de céréales, de granulats, des millions de containers qui transitent par la route alors que tout devrait conduire à le faire par le train. Un train complet de céréales (2400 tonnes), c’est l’équivalent de 80 camions !
Il faut redévelopper le Fer !
C’est ce que proposent nos collectifs à travers la relance de l’ARC atlantique ferroviaire. Les installations existent et la possibilité de sa modernisation peut se faire rapidement s’il y a la volonté politique.
Au moment où est annoncé un grand plan de modernisation des infrastructures de 100 milliards, quid de la responsabilité des élus politiques pour obtenir la modernisation et l’électrification des maillons manquants sur cet axe stratégique, notamment la partie Mézidon-le Mans-Tours.
L’électrification c’est le gage de la sobriété énergétique. En effet, un train de marchandises qui descend une pente renvoie du courant dans la caténaire (freinage rhéostatique) que le train suivant peut consommer. Le développement des circulations de trains de fret permettrait d’amortir les coûts fixes et diminuerait pour l’ensemble des autres trains de voyageurs, le coût d’accès au réseau. De plus le matériel électrique est très fiable et à un coût d’entretien et d’utilisation de 40% inférieur au matériel diesel. C’est rendre proche de zéro les émissions de gaz à effet de serre.
L’urgence n’est pas d’ouvrir à la concurrence mais à redonner une véritable dynamique au développement du Fret SNCF, sérieusement menacé par la commission européenne qui peut remettre en cause son avenir en lien avec les aides financières que l’Etat avait apportées en son temps et qui pourraient être considérées comme une remise en cause de la « concurrence libre et non faussée ». Aujourd’hui les aides de l’Etat sont indispensables pour la relance le Fret. C’est un enjeu d’avenir qui doit dépasser la doxa libérale pour assurer son développement et répondre aux objectifs climatiques. Il s’agit d’un changement de paradigme.

8000 camions circulent chaque jour le long du triage de Sotteville

Intervention de Sylvain Brière, ancien cheminot, président du Comité de défense du triage de Sotteville

Il n'est pas rare de voir des voies routières longer des voies abandonnées qui pourraient servir pour un transport plus vertueux : le train.

Les émissions de CO2 représentent près de 97% des gaz à effet de serre. Elles sont essentiellement dues aux transports routiers. Il n'est pas rare de voir des voies routières longer des voies ferrées abandonnées qui pourraient servir pour un transport plus vertueux

Malgré la nécessité de décarboner le transport, le lobby routier continue d'œuvrer au détriment de la réponse à l'urgence climatique

Hervé Leroy, ancien secrétaire CGT de Sotteville, nous parle du contournement Est de Rouen.

A Oissel, Le Collectif SOS Gares se bat pour un Service express Métropolitain pour améliorer les dessertes dans le périurbain rouennais, en utilisant des lignes existantes notamment

Intervention de Jean-Louis Dalibert, président du Collectif SOS Gare (Oissel)

Intervention de Didier Le Reste, président de la Convergence Nationale Rail

Intervention de Didier Lereste, président de la Convergence Nationale Rail

Nous remercions les citoyens qui ont participé à ce débat. 

Nous remercions également les élus qui étaient présents, notamment : Madame Chantal Jourdan, Députée de l'Orne, Monsieur Joël Jeanne, Conseiller départemental du Calvados, Monsieur Nury, Député de l'Orne qui a fait une courte apparition 

D'autres élus s'étaient excusés.

CCOMPTE RENDU DU DEBAT PAR MME CHANTAL JOURDAN, DEPUTEE DE L'ORNE

 

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